De l’aliment plaisir au médicament, une autre facette du chocolat !

Le chocolat nous fait décidément tourner la tête ! Il suffit de s’intéresser un peu à son histoire pour découvrir qu’elle regorge d’anecdotes surprenantes et croustillantes. On le considère aujourd’hui essentiellement comme un aliment plaisir, doté qui plus est de vertus anti-dépressives et stimulantes. Mais saviez-vous qu’il avait été utilisé en tant que médicament selon les civilisations et les époques ? Rien que ça ! C’est parti pour un petit tour d’horizon de ce fameux “alicament”…

De la potion magique…

Dès la découverte du cacao, les Aztèques l’utilisent pour ses vertus thérapeutiques : lutter contre la fatigue, fortifier le corps et l’esprit, soigner le foie et les poumons… Le breuvage est alors composé de fèves de cacao grillées et broyées, d’eau, et de toutes sortes d’épices. Ils préparent également des onguents à base de beurre de cacao pour traiter et cicatriser les gerçures, brûlures et plaies, ou en remède préventif contre les morsures de serpent. C’est la potion magique des sorciers de l’époque !

… au médicament

Dès son arrivée en Europe, le chocolat est un sujet d’étude pour les médecins et les pharmaciens. En 1579, il se retrouve même mentionné dans de nombreuses rubriques du traité de médecine d’Augustin Farfan, médecin du roi d’Espagne.

En France, au XVIIe siècle, le chocolat est vendu en pharmacie. D’après les médecins de l’époque, le chocolat possède des propriétés curatives spécifiques, à condition qu’il soit consommé sans excès. Voilà donc un débouché commercial prometteur pour les pharmaciens, qui mettent au point des chocolats médicinaux en tablettes prêtes à l’emploi : chocolat digestif au sel de Vichy, chocolat anti-spasmodique à la fleur d’oranger, chocolat purgatif à la magnésie, ou encore chocolat à la digitale pour soutenir le coeur et remédier aux palpitations… Les inventions pharmaceutiques autour du chocolat foisonnent ! Le chocolat est même prescrit pour soigner les maladies pulmonaires – telles que la tuberculose -, le scorbut, ou encore les maladies nerveuses. Et bien sûr, il est idéal pour enlever le mauvais goût des médicaments destinés aux enfants !

En passant par la théorie des humeurs

Dis-moi qui tu es et je te dirai quel chocolat avaler ! Au XVIIe siècle, vous auriez pu entendre une pareille injonction. En effet, les médecins espagnols revisitent le breuvage chocolaté utilisé dans la médecine traditionnelle indienne, pour l’appliquer à la théorie des humeurs. Ils s’inspirent ainsi de la recette du chocolat aztèque pour concocter des préparations adaptées à chaque tempérament. Tandis que les personnes qualifiées de sanguines ingurgitent un chocolat dépourvu de maïs, les mélancoliques boivent un chocolat sans piment et les flegmatiques une boisson chocolatée enrichie en épices et servie très chaude.

Et si on essayait de transposer ce principe aux chocolats de la Maison du Bon Café ? Voilà ce que cela pourrait donner… Le goût relevé du chocolat cannelle aide les personnes moroses à égayer leur esprit. Quiconque se sent en manque d’énergie, peut se tourner vers le chocolat amande et le chocolat noisette. Besoin de réconfort ? Le capuccino caramel apporte la douceur recherchée. Quant à celles et ceux qui ont envie de retourner aux valeurs sûres, le choco lacté tradition leur est chaudement recommandé.

L'utilisation du chocolat comme d'un médicament

Haut les cœurs !

Aujourd’hui, le chocolat continue à intéresser la recherche et à être reconnu pour ses propriétés thérapeutiques. Selon l’INST (Institut de l’information scientifique et technique), une consommation régulière de chocolat noir réduirait notamment les risques de maladie cardiovasculaire.

Alors croquons dans un napolitain noir chaque jour sans culpabiliser, et continuons à apprécier le chocolat sous toutes ses formes… Il n’a pas fini de nous faire du bien 🙂

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